Ce que j’ai appris sur moi en 1 an et demi de Powerlifting / Force Athlétique

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Après 9 ans de pratique de musculation classique, je me suis lancée dans la Force Athlétique il y a maintenant 1 an et demi (j’en parle plus en détail dans mon article bilan des 6 premiers mois de pratique).

Il y a 1 mois j’ai participé à ma première compétition de la saison, dont je vous ai partagé les résultats sur Instagram :

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INTERREGIONS 2019 . ☑️ SQUAT : 120 kg ☑️ DÉVELOPPÉ COUCHÉ : 62,5 kg ☑️ SOULEVÉ DE TERRE : 142,5 kg TOTAL = 325 kg Je valide les minimas pour les championnats de France, et cerise sur le gâteau je termine 1ère à l'indice. Comme d'habitude super journée passée avec les copains de l'@halteroclublyonnais. Heureuse de ma progression, un bon début, maintenant on va continuer à bosser dur 💪 pour faire de vrais PR. MERCI à mon coach 🙏 @kratos_spartans pour son suivi au top depuis le départ. Merci aux organisateurs de la compétition pour leur accueil et aux copains pour les encouragements ❤️. Merci à Gégé pour son aide sur le terre (cf 🎥) 😂😂

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Cette nouvelle façon de m’entraîner m’a apporté beaucoup, elle m’a poussé dans mes retranchements et m’a fais découvrir une facette de moi-même que j’ignorais. J’en profite aujourd’hui pour faire un nouveau « bilan » et vous partager tout ce que j’ai appris sur moi-même ces 18 derniers mois.

Faire plutôt qu’être

La principale chose que m’a apporté le Powerlifting, je dirais que c’est la relation que j’ai avec mon corps. Progressivement, mon attention s’est tournée vers ce que mon corps est capable de « faire » en se désintéressant de ce à quoi il ressemble. Attention je ne dis pas que les résultats physiques ne m’intéressent plus, seulement aujourd’hui je le vois comme un tout. Je ne veux plus simplement qu’il soit « esthétique » (selon mes propres critères), je veux aussi qu’il soit fort, performant et en bonne santé. Aujourd’hui je le vois comme un allié et non comme un ennemi qui ne veux pas faire ce que je lui demande ^^

Ne vous moquez pas, mais ça m’arrive de le remercier pour tout ce qu’il me permet de faire. Apprendre à le connaître, lui faire confiance et être bienveillant envers lui est selon moi l’une des clés de la progression quand on fait un sport aussi intense et éprouvant qu’un sport de force.

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Le plaisir de la technique

À l’époque où je ne m’entraînais que pour l’hypertrophie, je recherchais constamment la congestion musculaire, j’avais besoin de ses sensations pour me dire que j’avais fait une bonne séance de musculation.

Quand on travaille la force et en particulier quand on fait de la compétition, le travail technique va être primordial. Les échauffements sont spécifiques, on va constamment chercher à corriger/améliorer sa technique et ses faiblesses. On filme, on analyse, on teste de nouveaux paramètres etc. Mais surtout, on va chercher la perfection technique (que l’on n’atteint jamais bien sûr) sur chaque série, chaque répétition. Et ça je kiffe grave ! Je ne veux pas me contenter d’une exécution moyenne, je veux toujours faire mieux et j’aime prendre le temps de me corriger.

Je réalise aujourd’hui que la technique sur les 3 mouvements (squat, développé couché et soulevé de terre) est bien plus complexe que je ne le pensais mais surtout qu’elle doit être individualisée. Ce qui explique que je ne vous ai toujours pas partagé d’article-guide sur ces mouvements. Je pense que ce sera pertinent quand j’aurai acquis au moins 2 ans de pratique…encore un peu de patience donc :)

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En perpétuelle négociation avec moi-même

Quelque chose que je vous partage peu sur Instagram : l’appréhension de certaines barres. En fait, je ne vais pas à toutes mes séances en chantonnant le générique de la petite maison dans la prairie. Même si ça m’arrive (parfois c’est le petit bonhomme en mousse).

Les max ce n’est pas qu’en compétition ! Certaines phases du programme demandent de réaliser des performances qu’on n’a jamais réalisées avant. Alors oui j’ai l’excitation de me dire que je vais faire une nouvelle perf, et puis mon cerveau (féminin ?) prend le dessus…
« Rolala ça va être dur »
« Et si je n’y arrive pas ? »
« Mais je suis pas assez forte »
« Je n’y arriverai jamais »
« J’ai peur »
« Je veux pas y aller »

Bien entendu, je ne me laisse jamais le choix et j’y vais. Une fois sur place, c’est de nouveau une conversation entre les différents moi dans ma tête…
« J’ai pas envie »
« Pourquoi je fais ça déjà ? »
« Ok ça va être dur mais tu vas pas partir sans avoir au moins essayé ? »
« Bon d’accord, j’essaye de faire une rep et après je vois » (auto arnaque qui fonctionne très bien ^^)
[Différents cris et grognements]
« Tu l’as fait et tu as réussi, allez encore une rep ma ptite Gwen »

Et ainsi de suite…c’est comme ça que j’ai fonctionné pour les séances les plus difficiles mentalement et physiquement. Je prends les choses par petits bouts. Un pas après l’autre, et pour l’instant ça fonctionne pas trop mal…

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Fêter les petites victoires

De la même façon que je pense que le bonheur est dans les petites choses du quotidien (les ptits bonheurs comme j’aime bien les appeler ^^), j’ai appris à tirer mon plaisir dans les petites victoires plutôt que d’attendre l’atteinte d’un objectif ambitieux.

Passer un blocage technique, réussir de nouvelles barres, survivre à un entraînement (coucou coach !), rendre mes proches fiers, motiver d’autres personnes à s’entraîner… voilà ce qui m’aide à ne jamais abandonner et à persévérer.

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Le goût de l’effort

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé économiser mon énergie. Bon ok on peut dire que j’étais un peu feignante ^^

Aujourd’hui j’ai vraiment conscience que tout (ou presque) s’obtient en travaillant et généralement en travaillant dur. Et ça me va ! Quand je progresse à la salle, je sais que ce n’est pas dû au hasard, j’ai bossé pour et je récolte le fruit de mon travail. Point. État d’esprit que je transpose désormais dans tous les autres domaines de ma vie.

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Mon reverse dieting

En démarrant la force, je tournais à 1000-1200 kcal par jour ! Autant dire que j’ai rapidement senti que mon alimentation allais être un facteur limitant à ma progression. Du coup j’ai dû me résoudre à faire un reverse dieting. Le principe : augmenter ses kcal très progressivement, de façon à augmenter ses kcal de maintenance.

En 1 an je suis montée à plus de 3000 kcal ! Oui vous avez bien lu, plus de 3000 kcal par jour sans prendre de poids, le principe des kcal de maintenance quoi ^^

Et ça c’est un des trucs cools des sports de force, même si l’alimentation doit être adaptée (au niveau des quantités et timing des macros), quand on a 3000 kcal par jour on a l’impression de manger à peu près tout ce qu’on veut, on peut enchaîner les repas de famille et restos sans trop de pression. Et ça c’est vachement cool :)

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Une transformation physique sans pression

Alors ce n’était pas du tout l’un de mes objectifs en faisant de la force, même si je ne vous le montre pas vraiment sur les réseaux sociaux, j’ai eu plus de résultats physiques en 18 mois de force qu’en 5 ans de musculation traditionnelle… Un peu en mode « wow c’est quoi ce nouveau muscle, il était pas là avant ! ».

Dans mon cas j’ai appris que la clé était l’intensité, autrement dit les charges utilisées. Avant je pensais que ce que je mettais était suffisant, mais je restais toujours inconsciemment dans ma zone de confort.

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Le plaisir vient aussi du partage

J’ai toujours pensé être quelqu’un de très solitaire. Et pourtant rien de tel que l’émulation d’une séance avec les copains et les encouragements des autres pendant une compétition… ça a beau être un sport individuel, le sport devient un vrai bonheur lorsqu’il est partagé.

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Mon conflit articulaire à la hanche

Bon on ne va pas se mentir, même si je pense avoir eu pas mal de chance pour l’instant, c’est aussi un sport où on passe du temps à consulter différents spécialistes (ostéopathe, médecin du sport, kiné etc.). Je pense que beaucoup d’athlètes peuvent vous sortir une cartographie complète de leur corps en radios, échographies… et on peut dire que c’est aussi une façon d’apprendre à se connaitre ahah.

Pour ma part, après la naissance d’une douleur dans l’aine, j’ai consulté mon médecin du sport et un chirurgien spécialisé dans la hanche, pour apprendre que j’avais en fait un conflit articulaire.

Pour faire court mon fémur est inséré trop profondément dans ma hanche, ce qui rend le squat profond impossible mais surtout le frottement d’un os sur l’autre pendant le soulevé de terre sumo a créé un kyste, plutôt douloureux. Ce diagnostique nous a permis d’ajuster mes entraînements (arrêt complet du sumo pendant des mois) et d’envisager une opération par arthroscopie dans l’avenir.

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À plusieurs, on va plus loin ?

Clairement, si je n’avais pas pris un coach dès le départ, je n’en serais pas où j’en suis aujourd’hui. Déjà parce que je pense que même les coachs ont besoin d’un coach, c’est tellement difficile d’être objectif sur soi-même, on peut se sous-estimer facilement ou à l’inverse en faire trop.

Faire confiance à quelqu’un pour mes entraînements a vraiment été une grande première pour moi. Et aujourd’hui je ne le regrette pas du tout, je me concentre sur ce que j’ai à faire, sans remettre en cause une seule seconde le choix des charges et des séances (ce qui ne m’empêche pas de râler de temps en temps ^^).

Vous êtes plus fort(e) et capable que vous ne le pensez !

Quand je dis que je m’entraîne 5 fois par semaine et que mes séances durent environ 3 heures, la réaction qui revient le plus souvent c’est « Wow, je ne sais pas comment tu fais, moi je ne pourrais pas… ». Et c’est là que vous vous trompez complètement !

Le volume et la fréquence sont des paramètres qu’on va moduler progressivement. Aujourd’hui ça me semble normal, il y a un an j’aurais trouvé ça fou. Ce que j’ai appris c’est que le corps humain est incroyable et qu’il peut s’adapter à beaucoup de choses. Mon corps n’a rien de plus que le votre, vous aussi si vous vous donnez les moyens vous pourrez accomplir de belles choses :)



Qui suis-je ?

Gwen

Hello ! Moi c'est Gwen, j'ai 34 ans, je vis à Lyon et suis entrepreneuse web passionnée de musculation (la vraie, avec des poids et tout) et de nutrition depuis 10 ans. Mon objectif : convaincre un maximum de femmes à pratiquer la musculation et à trouver l'équilibre entre santé, plaisir et performance. Plus d'infos pour les curieux...


5 thoughts on “Ce que j’ai appris sur moi en 1 an et demi de Powerlifting / Force Athlétique

  1. Oups je pensais que c était le titre de mon commentaire 🤭. Mer i donc à toi pour ce témoignage simple authentique et très personnel voir confidentiel. En effet se surpasser et pousser les limites de son corps avec bienveillance demande de la patience , un bon accompagnement et de la bienveillance. Lorsque les blessures s accumulent , les doutes viennent chatouiller la volonté et avoir une personne de confiance près de soi fait toute la différence. Même si notre dialogue intérieur ne cesse jamais 🤗. Merci pour ton partage.

  2. Woooo ! Je me reconnais énormément dans toutes tes phrases! J’ai commencé la forciez y a 4 mois, et je suis vraiment très contente de pratiquer se sport. Il demande de la concentration, du surpassement de sois, de la technique, de la force (Ah bon?). Et c’est vrai que c’est peut être un sport individuel, le mieux n’est pas de faire plus que la copine, mais de faire mieux que la précédente séance. J’espère vraiment qu’once croisera pour faire une séance ensemble. Bonne chance pour les France et à très vite sur les réseaux sociaux.
    Bises,
    Marion

    1. Coucou Marion,
      Je suis ravie de savoir que mes pensées reflètent un peu ce que vivent les autres femmes dans ce sport.
      En tout cas bienvenue à toi, vu ta motivation je n’ai aucun doute qu’un bel avenir plein de PR t’attends !
      Avec grand plaisir pour une séance ensemble, bonne prépa à toi aussi et à très vite sur les réseaux.
      Gwen

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